Ce  projet est inspiré des programmes de « Street Law » développés dans le monde anglo-saxon et dont l’objectif est de former des non-juristes sur le droit. Le  mouvement « street law » ou « Droit dans la rue »,  a été initié en 1972 par l’université de Georgetown. A l’époque les étudiants en droit intervenaient dans les lycées de la ville afin d’enseigner le droit. Cette démarche s’est depuis élargie vers d’autres structures ou le droit  est difficilement accessible (ex : centres pénitentiaires, rue, associations, etc.)

          Intégré à la Clinique du droit en 2016, ce projet est le fruit d’un travail de coordination avec le Centre départemental d’accès au droit de la Gironde et l’Ecole Nationale de la Magistrature qui mettent également en œuvre des actions auprès des lycéens et collégiens (Visite du tribunal correctionnel et simulations de procès). En outre, depuis novembre 2017, la Clinique du droit est partenaire d’Educadroit, une plateforme internet mise en place par le Défenseur des droits ayant pour objectif d’offrir un accès à des outils de sensibilisation des droits à des destinations des enfants et des jeunes.

         L’objectif de ce projet est de proposer à des étudiants en droit à l’université de Bordeaux de se mettre au service de publics cibles (scolaire, usagers d’associations etc.) en proposant des ateliers et/ou modules de pédagogie juridique. En accord avec les demandeurs des structures concernés, et sous la supervision d’enseignants-chercheurs de l’université de Bordeaux, les étudiants de la Clinique du droit construiront et animeront ces sessions au sein des structures.

Ce projet permet :

  •  Aux publics cibles de découvrir des notions juridiques au travers de modules ludiques, créés spécifiquement pour eux. Tous les modules proposés mettront en avant la participation active du public au travers d’exercices adaptés à leur âge et à leurs connaissances. De plus, le contact avec des étudiants de l’université leur permettra également d’être en lien avec un établissement d’enseignement supérieur.
  •  Aux demandeurs responsables des structures de pouvoir profiter des connaissances des étudiants de l’université de Bordeaux et de travailler avec eux à la création d’un module adapté à leur public. Tous les ateliers proposés le sont sur demande des responsables de structures qui sont les prescripteurs des sessions, pouvant ainsi indiquer la thématique souhaitée et le temps pouvant être dédié à ce travail au sein de leur emploi du temps.
  •  Aux étudiants de mettre en mouvement les connaissances juridiques acquises au travers de leurs années de formation. A noter que les étudiants participant à ce projet sont au moins titulaires d’une Licence de droit et sont inscrits en Master 1, Master 2 ou à l’Institut d’Etudes Juridiques – c’est-à-dire les étudiants préparant l’examen d’entrée à l’Ecole des avocats ou le concours de la magistrature. En créant et animant ces ateliers, cela permettra aux étudiants de parfaire l’acquisition des notions et de travailler sur la transmission du savoir, en s’adaptant au public. Le projet permet aussi aux étudiants de connaître la réalité du droit tel qu’il est vécu par des non-juristes.

Comment collaborer avec nous ?

1- La structure demanderesse prend attache avec la Clinique du droit afin d’exprimer son besoin par le biais d’un questionnaire : https://enquetessphinx.u-bordeaux.fr/v4/s/ve3c6s
2- Une équipe composée de deux à trois étudiants et d’un doctorant tuteur est mobilisée. Le projet du demandeur d’intervention est communiqué aux étudiants.
3- Les étudiants commencent à travailler selon une méthode précise début novembre pour des interventions se déroulant de fin mars à mi-juin en fonction des disponibilités de chacun. Tout au long du travail, un dialogue est assuré par la Clinique du droit entre les étudiants et le demandeur de l’intervention afin que celle-ci soit le plus adaptée possible aux attentes du public cible.
4- Les interventions sont réalisées au sein de la structure demanderesse. Elles nécessitent l’usage d’un ordinateur et d’un vidéo-projecteur pour projeter un support numérique créé par les étudiants. Des jeux de rôles, des procès fictifs, des quizz etc. sont proposés pour une intervention la plus interractive possible.

Vous êtes responsable d’une association, d’une administration, d’un établissement scolaire etc. et vous êtes intéressé par ce projet pour votre public cible ? Contactez-nous à l’adresse cliniquedudroit@u-bordeaux.fr


Quelques exemples de projets 

  • Thématique sur les discriminations en 2019 auprès de classes de CM1 et CM2 :

En début de séance, les étudiants avaient préparé un support numérique interactif avec images, vidéos et quizz afin de sensibiliser les élèves aux notions et connaissances clefs entourant la discrimination tout en partant des acquis et expériences des élèves eux-mêmes. Durant la seconde partie de séance les étudiants ont accompagnés les élèves, par petit groupe, dans la création de petites scènes de discrimination du quotidien qu’ils ont pu jouer devant la classe en fin de séance.

  • Thématique sur le droit pénal et les assises en 2020 auprès de classes de quatrième :

Cette intervention prenait place au sein d’un groupe de séances préparées par l’enseignant, dont l’aboutissement consistait en la réalisation, devant public, d’un procès fictif. Les étudiants intervenaient pour une séance au sein de cette préparation. Ils avaient, en amont, créer une fausse affaire de meurtre transmise aux étudiants par le biais d’une fausse revue de presse sur l’affaire laissant libre champ aux travail d’imagination des élèves sur les circonstances du meurtre (témoins, famille de la victime, personnalité de l’accusé …). Ils avaient également transmis une fiche récapitulant et expliquant le rôle de chaque acteur du procès afin que les élèves se répartissent par petit groupes pour endosser un rôle (Juges, jury, avocats de la défense et de la partie civile, différents témoins et experts, journalistes relatant les débats etc.)

En début de séance, les étudiants avaient préparé un support numérique numérique permettant de reconstruire la chaine pénale jusqu’à l’arrivée du procès aux assises et ainsi bien structurer les notions qu’ils avaient pu croiser dans cette préparation. Durant la seconde partie de séance les étudiants ont accompagné les élèves réunis en groupes préalablement constitués, dans l’affinement du travail déjà entamé : vérification de la bonne compréhension de leur rôle, du moment de leur intervention, de la préparation des questions à poser, de leur argumentation etc.

Enfin, les tables ont été disposées en configuration cour d’assises et le procès fictif a pu être joué jusqu’au délibéré final.